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le musée du Patrimoine
Détruite par l'incendie d'août 1944, l’église une fois reconstruite et restaurée s’est vue dotée de vitraux modernes .
On fit appel à J. Le Chevallier (1896-1987) dont les ateliers étaient installés à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).
Cet artiste de renommée internationale, qui était non seulement maître verrier mais aussi graveur, peintre, illustrateur a conçu également dans la région des vitraux pour St Suliau à Sizun, St Nonna à Penmarch, la chapelle de la Retraite – de nos jours les archives de la ville – à Quimper et une chapelle de Plougasnou.

Il est surtout célèbre pour son travail à
Notre Dame de Paris.
Les vitraux de Gouesnou, réalisés par Le Chevallier, furent posés par les ateliers Jean-Pierre Le Bihan de Quimper entre 1970 et 1972.
En 1970 on commença par le chœur où un seul des vitraux est figuratif ; cette grande baie de trois lancettes représente dans sa partie inférieure des scènes de la Passion avec l’agonie, l’arrestation au jardin des oliviers, le reniement de Pierre, la flagellation, le lavement des mains de Pilate et un Christ aux liens.
La partie supérieure est consacrée à la crucifixion et l’on retrouve Marie Madeleine au pied de la croix, Marie à droite et Jean à gauche tandis qu’au dessus est figurée une Trinité avec les mains du Père et la colombe de l’Esprit ; tout en haut, dans le réseau, se trouve le chrisme, l’anagramme du Christ ; c’est le thème habituel de la maîtresse vitre qui existait déjà dans les vitraux d’avant 1944.
Le transept nord – à gauche quand on fait face au chœur - reçut son vitrail en 1972 ; il s’agit des quatre évangélistes avec leurs emblèmes traditionnels : Matthieu avec un homme ailé, Jean avec un aigle, Luc avec un taureau ailé et Marc avec un lion ailé. J. Le Chevallier reprendra le même thème à Sizun en 1976.
La même année on installe dans le transept sud, à droite donc, le vitrail de l’arbre de Jessé (Jessé est le père du roi David), un thème déjà exploité par Le Chevallier dans l’église Notre-Dame de Granville en
1954.
Il s’agit de la généalogie du Christ qui apparaît dans une prédiction du prophète Isaïe (8ème
siècle av. J.C.) et qui est reprise par l’évangéliste Matthieu.
C’est l’Abbé Suger qui le premier a utilisé le sujet sur un vitrail de la cathédrale de St. Denis en 1140.
A Gouesnou sont ajoutés des symboles hébraïques comme l’Etoile de David, la Ménorah, les Tables de la loi et la Thora.
Tous les autres vitraux sont non figuratifs.
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